Cette page concerne l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse.
Peu de sujets en médecine de la reproduction suscitent autant d’émotions que le don d’ovocytes. Les femmes qui envisagent un don d’ovocytes ont souvent déjà derrière elles plusieurs cycles de fécondation in vitro (FIV) qui ont échoué. Certaines ont plus de 40 ans. Certaines présentent une insuffisance ovarienne prématurée. Toutes se posent la même question : puis-je tomber enceinte avec un ovocyte donné, et qu’est-ce que cela fait ?
Dans cet article, vous découvrez le déroulement précis, les coûts par pays, la situation juridique dans l’espace DACH (Allemagne, Autriche et Suisse) et ce que les femmes vivent en général lors d’un don d’ovocytes. Il s’appuie sur des textes de loi, des données de registres et des études, et non sur des histoires individuelles inventées.
Qu’est-ce qu’un don d’ovocytes ?
Lors d’un don d’ovocytes, une donneuse met ses ovocytes à disposition. En laboratoire, ils sont fécondés par FIV avec les spermatozoïdes du partenaire (ou d’un donneur). L’embryon obtenu est transféré dans l’utérus de la receveuse.
C’est vous qui portez l’enfant. Vous êtes la mère. Sur le plan biologique, l’ovocyte provient d’une autre femme, mais la grossesse, l’accouchement et l’empreinte épigénétique de l’enfant se produisent dans votre corps.
Pour qui un don d’ovocytes est-il envisageable ?
- Femmes en ménopause précoce (IOP, insuffisance ovarienne prématurée)
- Femmes de plus de 42 ans avec une réserve ovarienne très faible
- Femmes après plusieurs échecs de FIV avec leurs propres ovocytes
- Porteuses de maladies génétiques graves
- Femmes après une chimiothérapie ou une radiothérapie
Beaucoup de receveuses ont plus de 40 ans et ont déjà derrière elles plusieurs tentatives de FIV sans succès.
Situation juridique en Allemagne, Autriche et Suisse : trois pays, trois règles
Ici, les choses se compliquent. Et c’est précisément pour cela qu’un bon conseil en amont est si important.
Allemagne
Le don d’ovocytes est interdit en Allemagne. La loi sur la protection des embryons (Embryonenschutzgesetz, ESchG) de 1990 interdit le transfert à une femme de l’ovocyte d’une autre femme. Est punissable la personne qui réalise le traitement, c’est-à-dire en règle générale le médecin. La donneuse et la receveuse ne sont pas punissables. Cela signifie que les femmes allemandes peuvent recourir à un don d’ovocytes à l’étranger sans craindre de conséquences juridiques. Les destinations fréquentes pour les femmes venant d’Allemagne sont l’Autriche, l’Espagne et la République tchèque.
Autriche
Depuis la loi de 2015 portant modification du droit de la médecine de la procréation (Fortpflanzungsmedizinrechts-Änderungsgesetz 2015), le don d’ovocytes est légal en Autriche. Les ovocytes ne peuvent être prélevés chez la donneuse qu’entre son 18e et son 30e anniversaire, et la receveuse doit avoir moins de 45 ans au début du traitement. Le don anonyme n’est pas autorisé. À partir de 14 ans, l’enfant a le droit de connaître l’identité de la donneuse. Trois familles receveuses au maximum sont admises par donneuse, et toute rémunération allant au-delà du remboursement des frais engagés est interdite.
Pour les patientes autrichiennes, le don d’ovocytes est donc possible directement dans leur propre pays. Pour les patientes allemandes, l’Autriche est l’option la plus évidente, en raison de la proximité géographique et de la langue commune.
Suisse
En Suisse, le don d’ovocytes est actuellement interdit. La loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA ; en allemand Fortpflanzungsmedizingesetz, FMedG) n’autorise que le don de sperme. Le Parlement a adopté en 2022 une motion visant à autoriser le don d’ovocytes, et le Conseil fédéral a fixé début 2025 les grandes lignes. Une procédure de consultation est prévue pour le deuxième trimestre 2027 ; jusque-là, l’interdiction reste en vigueur. Les patientes suisses se rendent donc en Espagne, en République tchèque ou en Autriche.
Le don d’ovocytes en comparaison européenne
L’une des questions les plus fréquentes : où me faire traiter ? La réponse dépend de votre budget, de votre position sur l’anonymat et de votre disposition à voyager.
| Pays | Légal depuis | Don anonyme | Coût par cycle | Délai d’attente |
|---|---|---|---|---|
| Autriche | 2015 | Non (l’enfant a un droit à l’information dès 14 ans) | 5 000 à 7 000 € | 3 à 6 mois |
| Espagne | 1988 | Oui (entièrement anonyme) | 6 000 à 9 000 € | 1 à 3 mois |
| République tchèque | 2006 | Oui (anonyme) | 4 500 à 6 500 € | 1 à 4 mois |
| Grèce | 2005 | Oui (anonyme) | 4 000 à 6 000 € | 1 à 3 mois |
| Belgique | non précisé | Oui et non (les deux modèles) | 5 500 à 8 000 € | 3 à 6 mois |
L’Espagne déclare le plus grand nombre de cycles de don d’ovocytes en Europe, devant la République tchèque et la Russie (ESHRE, données 2019). Les taux de réussite diffèrent fortement d’un pays à l’autre. La République tchèque et la Grèce sont souvent moins chères. Dans tous les cas, demandez précisément comment les donneuses sont sélectionnées et examinées.
Si vous cherchez une clinique, notre conseiller en ligne peut vous aider à trouver des établissements adaptés dans votre pays de destination.

Le déroulement pour la receveuse, étape par étape
Pour vous, en tant que receveuse, le processus est médicalement moins lourd qu’une FIV classique. Vous n’avez besoin ni de stimulation ni de ponction. Il y a malgré tout plusieurs étapes.
1. Première consultation et bilan (4 à 6 semaines avant le transfert) Prise de sang, échographie, entretien de conseil. On vérifie si votre muqueuse utérine est capable de s’épaissir et s’il existe des contre-indications. En Autriche, le médecin doit en outre proposer un accompagnement psychologique ; sont obligatoires l’information médicale au plus tard 14 jours avant le traitement, ainsi qu’une consultation notariale et un acte notarié. L’accompagnement psychologique peut aider à réfléchir à la décision en toute sérénité.
2. Synchronisation hormonale (2 à 3 semaines) Votre cycle est synchronisé avec celui de la donneuse. Vous prenez des œstrogènes (comprimés ou patchs) pour épaissir la muqueuse utérine. À partir d’un certain moment, de la progestérone s’y ajoute. Les médicaments sont bien tolérés. Le plus souvent, on observe tout au plus des effets indésirables légers, comme une tension mammaire.
3. Fécondation en laboratoire (jour de la ponction de la donneuse) La donneuse est stimulée puis ponctionnée. Ses ovocytes sont fécondés par ICSI avec les spermatozoïdes de votre partenaire. Au jour 5 après la fécondation, au stade de blastocyste, on décide quels embryons seront transférés.
Facultatif : un PGT-A (diagnostic préimplantatoire) permet de tester les embryons pour détecter des anomalies chromosomiques. L’autorisation dépend du pays : en Autriche, un dépistage systématique n’est pas admis, seulement dans certaines indications, par exemple après trois transferts infructueux ou trois fausses couches. En Suisse, l’analyse des anomalies chromosomiques est autorisée. Le PGT-A coûte 2 000 à 3 500 € en supplément.
4. Transfert d’embryon Indolore, sans anesthésie, il dure 5 à 10 minutes. Un fin cathéter place l’embryon dans l’utérus. En règle générale, un seul embryon est transféré. Éviter les grossesses multiples est aujourd’hui la norme.
5. Attente et test de grossesse (10 à 14 jours après le transfert) Les deux semaines qui suivent le transfert sont, pour la plupart des femmes, la phase la plus difficile. Vous ne pouvez rien faire. Seulement attendre. Une prise de sang (bêta-hCG) apporte une réponse claire.
Taux de réussite : des chiffres honnêtes
Le don d’ovocytes affiche des taux de réussite très élevés. Pourquoi ? Parce que les ovocytes proviennent de donneuses jeunes et en bonne santé.
| Traitement | Taux de grossesse par transfert |
|---|---|
| Don d’ovocytes, ovocytes donnés frais (Europe 2019) | 50,5 % |
| Don d’ovocytes, ovocytes décongelés (Europe 2019) | 44,8 % |
| Ovocytes propres, ICSI à 40 ans (Allemagne) | 21,8 % |
| Ovocytes propres, ICSI à 42 ans (Allemagne) | 14,7 % |
La comparaison est sans appel. Avec ses propres ovocytes, le taux de naissances vivantes par transfert en Allemagne était de 13,0 % à 40 ans (ICSI) et de 7,3 % à 42 ans. S’y ajoute un risque de fausse couche plus élevé : à 40 ans, selon le registre allemand de la FIV (Deutsches IVF-Register, D.I.R.), 36,1 % des grossesses cliniques obtenues après FIV ou ICSI se terminaient par une fausse couche (2019 à 2023). Dans le don d’ovocytes, en revanche, l’âge de la receveuse n’a, selon l’ESHRE, guère d’influence sur le résultat. C’est une différence fondamentale.
Si vous avez plus de 40 ans et que vous pesez vos options, lisez aussi notre article sur la grossesse après 40 ans.
Ce que vivent les femmes : expériences typiques
Chaque femme vit le don d’ovocytes différemment. Il existe pourtant des constantes que les études et les informations spécialisées décrivent régulièrement.
La décision est la partie la plus difficile. Ni le traitement lui-même, ni l’attente du test de grossesse. Mais le moment où vous dites : je lâche prise. Mes propres ovocytes ne suffisent pas. J’ai besoin d’aide. Pour franchir cette étape, vous devriez vous donner du temps. Un accompagnement psychosocial peut vous y aider. Certaines femmes ont besoin de semaines. D’autres de mois. Les deux sont normaux.
Le lien génétique est un sujet, mais pas un sujet permanent. Avant le traitement, presque toutes se demandent : aurai-je le sentiment que cet enfant est bien le mien ? La recherche est ici encourageante. Dans une étude britannique, des enfants de cinq ans issus d’un don d’ovocytes décrivaient leur relation avec leur mère comme plus chaleureuse encore que celle d’enfants nés d’une FIV avec les ovocytes de leur mère (Imrie et al., 2021). La grossesse, l’accouchement, l’allaitement : tout cela crée un lien étroit.
La question de l’anonymat préoccupe beaucoup de femmes. Dans les pays où le don est anonyme (Espagne, République tchèque), les enfants ne sauront jamais qui était la donneuse. En Autriche, ils peuvent l’apprendre dès 14 ans. Une question utile : que voulez-vous raconter un jour à votre enfant ? La réponse aide à choisir le pays.
La charge physique est faible. La receveuse n’a besoin ni d’injections de stimulation ni de ponction. Les hormones destinées à épaissir la muqueuse sont faiblement dosées. Sur le plan physique, le processus est comparable à un cycle normal.
L’attente après le transfert est émotionnellement très éprouvante. Ces 10 à 14 jours sont décrits par beaucoup de femmes comme la phase la plus difficile. Vous ne sentez encore rien. Vous ne savez rien. Vous ne pouvez rien influencer. Ce qui aide beaucoup de femmes : prévoir volontairement des distractions pendant cette période. Travail, sport, amis. Pas de recherches sur Google.

Coût du don d’ovocytes en détail
Les coûts varient selon le pays, la clinique et les prestations supplémentaires. Dans aucun des trois pays de l’espace DACH, l’assurance maladie légale ne prend en charge les frais d’un don d’ovocytes. En Autriche, le Fonds FIV (IVF-Fonds) ne finance pas non plus le don d’ovocytes lui-même ; si une indication du Fonds existe chez l’un des partenaires, la FIV/ICSI peut toutefois être prise en charge en partie. En Allemagne, les frais d’un don d’ovocytes à l’étranger ne sont pas non plus déductibles des impôts, selon la Cour fédérale des finances (Bundesfinanzhof).
| Poste de coûts | Autriche | Espagne | République tchèque |
|---|---|---|---|
| Programme de don d’ovocytes (incluant l’indemnisation de la donneuse, stimulation, ponction) | 3 500 à 5 000 € | 4 500 à 6 500 € | 3 000 à 4 500 € |
| Fécondation (ICSI) + culture embryonnaire | 800 à 1 200 € | 900 à 1 500 € | 600 à 1 000 € |
| Transfert d’embryon | 400 à 600 € | 500 à 800 € | 300 à 500 € |
| Médicaments de la receveuse | 200 à 400 € | 200 à 400 € | 200 à 400 € |
| PGT-A (facultatif) | uniquement sur indication légale | 2 500 à 3 500 € | 1 500 à 2 500 € |
| Total hors PGT-A | 5 000 à 7 000 € | 6 000 à 9 000 € | 4 000 à 6 500 € |
S’y ajoutent les frais de voyage : avion, hôtel, éventuellement une personne qui vous accompagne. Pour un cycle en Espagne, prévoyez 1 000 à 2 000 € de frais de voyage supplémentaires. En Autriche, nettement moins : selon votre lieu de résidence en Allemagne, un voyage en train suffit.
Sur Fertilio, vous trouverez un aperçu des cliniques de fertilité dans votre pays et à l’étranger qui proposent des programmes de don d’ovocytes.
Comment trouver la bonne clinique
Toutes les cliniques qui proposent le don d’ovocytes ne travaillent pas selon les mêmes standards. Ces questions aident à choisir :
- Comment les donneuses sont-elles sélectionnées ? Les cliniques sérieuses recherchent les maladies génétiques et les maladies infectieuses, et évaluent la santé psychique. Demandez le protocole de dépistage précis.
- Combien de cycles de don d’ovocytes la clinique réalise-t-elle par an ? Plus il y a de cycles, plus l’équipe a en général de la routine.
- Quel est le taux de réussite propre à la clinique ? Pas celui du dépliant, mais le taux vérifié du rapport annuel.
- Existe-t-il une option avec garantie ? Certaines cliniques proposent des forfaits comprenant plusieurs tentatives et une garantie de remboursement en l’absence de grossesse. Les coûts sont plus élevés (8 000 à 15 000 €), mais le risque financier diminue.
Vous pouvez aussi utiliser notre service de don d’ovocytes pour comparer les cliniques par pays, prix et taux de réussite.
Questions fréquentes
Combien de temps dure l’ensemble du processus, de la décision au transfert ?
Comptez 3 à 6 mois. Cela comprend la première consultation, le bilan, le choix de la donneuse, la synchronisation et le transfert lui-même. En Espagne, cela va parfois plus vite (1 à 3 mois), car le vivier de donneuses est plus large. En Autriche, l’attente d’une donneuse compatible peut durer 3 à 6 mois.
Le don d’ovocytes est-il légal pour les femmes allemandes ?
Oui. Le traitement à l’étranger n’est pas punissable pour vous en tant que patiente. La loi allemande sur la protection des embryons ne sanctionne que la réalisation du traitement ; la donneuse et la receveuse ne sont pas punissables. Vous ne commettez donc pas d’infraction si vous faites réaliser le don d’ovocytes en Autriche, en Espagne ou dans un autre pays où il est autorisé. Le suivi de grossesse peut ensuite être assuré par votre gynécologue en Allemagne. Les frais ne sont cependant pas déductibles des impôts (Cour fédérale des finances, 2022).
Remarque-t-on que l’enfant est issu d’un don d’ovocytes ?
Non. Sur le plan génétique, l’enfant descend de la donneuse et du père (ou du donneur de sperme), mais il est marqué sur le plan épigénétique par votre grossesse. Cela signifie que votre corps influence quels gènes deviennent actifs et lesquels ne le deviennent pas. La ressemblance physique dépend de la qualité de l’appariement phénotypique entre la donneuse et vous. Les cliniques sérieuses tiennent compte de la couleur des cheveux et des yeux, de la taille, du type de peau et du groupe sanguin.
Que se passe-t-il si le premier transfert échoue ?
En cas de test de grossesse négatif, les étapes suivantes sont en général discutées rapidement. Si d’autres embryons ont été obtenus lors de la fécondation, ils ont été cryoconservés. Un transfert d’embryon congelé coûte nettement moins (800 à 1 500 €) et peut avoir lieu dès le cycle suivant. Chaque transfert supplémentaire augmente la chance globale d’avoir un enfant.
Dois-je dire à mon enfant qu’il est issu d’un don d’ovocytes ?
C’est une décision très personnelle. La recherche plaide pour la transparence : dans une étude britannique de longue durée, les adolescents qui avaient appris les circonstances de leur conception avant leur septième anniversaire avaient des relations familiales plus positives et un meilleur bien-être que ceux qui l’avaient appris plus tard (Ilioi et al., 2017). En Autriche, l’enfant dispose de toute façon, à partir de 14 ans, d’un droit légal à l’information. Beaucoup de familles commencent dès la petite enfance à utiliser des albums illustrés adaptés aux enfants sur ce thème.
Conclusion
Pour beaucoup de femmes dont la réserve ovarienne est épuisée, le don d’ovocytes est la voie offrant les meilleures chances de succès. Il est interdit en Allemagne et en Suisse, autorisé en Autriche sous des conditions strictes, et les patientes allemandes restent non punissables lorsqu’elles se font traiter à l’étranger. L’obstacle le plus grand est souvent la décision émotionnelle, pas le traitement lui-même. Prenez le temps qu’il faut, comparez soigneusement les pays et les cliniques et faites-vous accompagner sur le plan psychosocial.
Sources
- § 1 de la loi sur la protection des embryons (Embryonenschutzgesetz, ESchG) : utilisation abusive des techniques de procréation, ministère fédéral de la Justice, état 2026
- Loi sur la médecine de la procréation (Fortpflanzungsmedizingesetz, FMedG), Autriche, système d’information juridique de la Fédération (Rechtsinformationssystem des Bundes, RIS), état 2026
- Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA ; en allemand Fortpflanzungsmedizingesetz, FMedG), Suisse, Confédération suisse (Fedlex), état 2026
- ART in Europe, 2019: results generated from European registries by ESHRE, European IVF Monitoring Consortium (EIM) pour l’ESHRE, Human Reproduction, 2023
- Annuaire D·I·R 2024, registre allemand de la FIV, 2025
- Projets législatifs relatifs à la médecine de la procréation, Bundesamt für Gesundheit (BAG), 2026
- Arrêt BFH VI R 34/19 : don d’ovocytes à l’étranger non déductible comme charge extraordinaire, Cour fédérale des finances (Bundesfinanzhof), 2022
- Parent-child relationship quality and child psychological adjustment in families created using egg donation: children's perspectives at age 5 years, Imrie et al., Human Reproduction, 2021
- The role of age of disclosure of biological origins in the psychological wellbeing of adolescents conceived by reproductive donation, Ilioi et al., Journal of Child Psychology and Psychiatry, 2017